Vipérine

viperine_commune_001_(planche_identification_thome)Famille des Borraginées, L.
Echium vulgare.

La vipérine nommée herbe aux vipères, à cause de la propriété qu’on lui prêtait autrefois de guérir les morsures de vipère, est une plante commune dans les bois rocailleux, les terrains secs et stériles et même sur les vieux murs.

La vipérine est bisannuelle, sa tige est dressée, haute de 50 à 60 centimètres, tachetée de petites ampoules noires couvertes de poils rudes.

Ses feuilles sont allongées, un peu velues et pointues. Ses fleurs bleues ou rougeâtres viennent en épis à l’extrémité dés rameaux.

Cette plante est avantageusement employée comme diurétique, adoucissant et sudorifique.

On l’emploie quelquefois dans les mêmes cas que la bourrache.

L’infusion comprend  38 à 40 grammes de sommités fleuries par litre d’eau.

Echium, pour vipère, à cause des taches qui couvrent la tige et des propriétés qu’on lui prêtait.

 

Violette odorante

Sturm06056Famille des Violacées, T.
Viola odorata.

La violette est commune dans les bois, les haies et dans les jardins où on la cultive pour la bonne odeur qu’exhalent ses fleurs et les services qu’elle peut rendre en médecine. C’est une plante vivace, à feuilles et fleurs sortant du collet de la racine. Ses fleurs sont assez grandes, ordinairement d’un bleu violacé, mais il en existe des rouges et des blanches, elles ont une odeur suave qui se conserve après la dessiccation. Ses feuilles sont entières, assez grandes et portées par une queue assez longue.

Sa racine est chevelue. La violette fleurit au printemps, elle apparaît avec les premiers rayons de soleil, sa saveur est douce et un peu amère.

Dans la violette, toutes les parties sont utilisées en médecine, les fleurs, les feuilles et les racines.

Les feuilles cuites dans un peu d’eau, sont utilisées à faire des cataplasmes calmants, que l’on applique sur les parties enflammées et principalement sur les mamelons des seins, lorsqu’ils sont crevassés.

Dans ce dernier cas on peut également employer les feuilles fraîches broyées.

Le suc exprimé des feuilles fraîches est purgatif, on l’administre à la dose de 50 grammes.

Les fleurs sont employées comme expectorant à la dose de 5 à 8 grammes par litre d’eau.

Elles sont très utiles dans les bronchites, les rhumes, les catarrhes chroniques, les fièvres éruptives, et les maux de gorge.

Enfin la racine de violettes constitue un excellent vomitif.

On l’emploie en poudre à la dose de 1 à 5 grammes ; en décoction à la dose de 4 à 5 grammes par 100 grammes d’eau réduite de moitié après ébullition.

Le sirop de violettes se fait de la manière suivante :

Fleurs de violettes 100 grammes

Sucre blanc 500 g

Eau pure 300 g

Cuire jusqu’à consistance de sirop.

La dose à employer est de 20 à 30 grammes.

Vigne

Illustration_Vitis_vinifera0Famille des Vitacées, L.
Vitis.

La vigne est un des arbrisseaux les plus connus, ses raisins dont on retire le vin, l’ont placée parmi les plantes les plus utiles à l’homme.

Au point de vue médical elle peut rendre de grands services ; nous allons indiquer ceux qui ont été reconnus les plus efficaces jusqu’à ce jour.

Les feuilles de vigne sont employées comme collyre dans l’inflammation des yeux ; pour cette maladie on en fait des infusions à la dose de 15 à 20 grammes par litre d’eau.

On les emploie également comme diurétique et astringent.

Du bois de la vigne brûlé et réduit en cendres, on extrait le tartre et des sels de potasse très usités en médecine.

Enfin le raisin peut servir au traitement de plusieurs maladies que nous indiquerons aux recettes sous le titre de cure au raisin.

Quand au vin et à l’eau-de-vie que l’on retire du raisin, ce sont des toniques et des stimulants fréquemment employés en médecine, dont nous parlerons souvent dans le cours de cet ouvrage.

Vitis, parce qu’elle est flexible et qu’elle s’entortille autour des autres plantes.

Verveine

VerveineFamille des Verbénacées, L.
Verbena officinalis.

La verveine est assez commune le long des haies, des chemins. C’est une plante vivace et herbacée, à tige dressée, carrée, fine, haute de 70 à 80 centimètres, rameuse et résistante.

Ses feuilles sont opposées, crénelées, et assez longues; ses fleurs sont très petites et de couleur lilas.

La verveine, nommée herbe sacrée, passait autrefois pour guérir un nombre infini de maladies. De nos jours encore, dans les campagnes et même dans les villes beau-coup de personnes croient que la verveine peut dissiper les maux de tête, et empêcher l’apoplexie.

C’est une erreur de lui croire tant de vertus, toutefois elle en possède quelques-unes qui ont été confirmées par l’expérience; cuite dans du. vinaigre ou du vin, elle peut enlever un point de côté ou hâter la guérison d’une entorse.

Si la plante est fraîche, au lieu de la cuire on la broie simplement avec un des liquides ci-dessus indiqués.

La verveine fleurit de juin à octobre, c’est pendant cette période qu’on doit la récolter et la sécher à l’ombre.

Verbena, parce que l’on se servait de cette plante pour purifier les autels.

Véronique cressonnière

Veronica_beccabunga_Sturm36Famille des Plantaginacées, L.
Veronica beccabunga.

La véronique cressonnière autrement dite cressonnée, cresson de cheval, beccabunga, croît dans les fossés, les fontaines, etc.

Elle a beaucoup de ressemblance avec le cresson, quoique ses feuilles soient un peu plus grandes et sa tige plus forte. Ses fleurs bleues et petites sont en épis le long de la tige comme celles de la véronique officinale.

La véronique cressonnière s’emploie de la même manière et aux mêmes doses que le cresson.

Beccabunga, d’un mot allemand, signifiant bulbes de ruisseau.

 

Véronique officinale

VéroniqueFamille des Scrophulariacées, L.
Veronica officinalis.

C’est dans les bois montueux, les collines sèches et arides, les terrains pierreux, etc., que l’on rencontre la véronique officinale, nommée aussi véronique male, thé d’Europe, herbe Sainte-Véronique, herbe Saint-Pierre,etc.

La véronique est vivace et herbacée, ses tiges sont rampantes, dures, rondes, velues, longues de 20 à 40 centimètres.

Ses feuilles sont ovales, dentées, velues, rudes, chagrinées et opposées.

A l’aisselle de chaque feuille, naît une petite tige dressée, qui est terminée par un épi de jolies petites fleurs bleues, veinées de rouge.

La saveur de la véronique est chaude et amère, son odeur est à peu près nulle, mais par la dessiccation, elle acquiert une odeur aromatique agréable, qui lui a fait donner le nom de thé.

La véronique fleurit une partie de l’été, on la récolte au moment de la floraison.

Le suc exprimé de la plante peut également s’administrer à la dose de 25 à 60 grammes.

La véronique convient dans la migraine, les douleurs de tète, elle dégage et facilite les travaux de l’esprit.

Dans l’asthme, la toux sèche et convulsive, les crachements de sang, dans les mauvaises digestions, elle est d’un effet souverain.

M. Ofimann assure avoir guéri plusieurs phthisiques, par l’usage longtemps répété, du lait dans lequel on avait bouilli de la véronique officinale.

Veronica, parce qu’elle vient au printemps.

Vélar (herbe aux chantres)

Vélar ou Herbe aux ChantresFamille des Crucifères, L.
Erysimum.

 Le vélar nommé aussi herbe aux chantres, à cause de ses propriétés, moutarde des haies parce qu’il ressemble à cette plante et que ses semences sont piquantes, pousse dans les haies, le long des chemins et des murs.

Le vélar est vivace et herbacé, sa tige est grêle, rameuse, sèche, haute de 25 à 50 centimètres, d’un vert rougeâtre foncé.

Ses feuilles sont échancrées, assez grandes, allongées, celles du bas de la tige surtout et d’un vert bleuâtre.

Ses fleurs sont jaunes, très petites et disposées en épis à l’extrémité des rameaux.

Sa racine est blanche, pivotante et très dure.

En médecine, on n’emploie que les feuilles, fraîches autant que possible, à la dose de 20 à 30 grammes et en infusion.

Elles sont très utiles pour combattre l’enrouement ou (aphonie), et leur usage peu de temps continué, fait reparaître la voix dans son état naturel.

Les chanteurs, orateurs, etc , feront bien d’en faire usage, elle leur rendra à certains moments de très grands services.

Erysimum, à cause de ses propriétés contre les accidents de la voix.

 

Valériane officinale

Illustration_Valeriana_officinalis0Famille des Valérianacées, L.
Valeriana officinalis.

La valériane, assez commune dans les prairies humides et les bois, est cultivée dans les jardins comme plante d’agrément, à cause de la bonne odeur qu’exhalent ses fleurs.

C’est une plante vivace et herbacée, sa tige, haute de 1 mètre 50 centimètres, est droite, peu rameuse, d’un vert pâle, ronde et cannelée.

Ses feuilles, d’un vert plus foncé, sont peu nombreuses, lisses et très découpées.

Ses fleurs, petites et de couleur rosée, sont disposées en bouquets à l’extrémité supérieure de la tige.

La racine seule de la valériane, est employée en médecine, on la récolte au printemps, un peu avant la pousse des feuilles, époque où elle possède toutes ses propriétés.

On l’emploie en médecine contre les maladies nerveuses, telles que : l’épilepsie, les spasmes de l’estomac, les convulsions des enfants. Dans les fièvres

intermittentes, elle peut être également d’une grande utilité. .

La meilleure manière d’administrer la valériane, c’est de l’employer sous forme de poudre, à la dose de 1 à 5 grammes.

La décoction comprend 15 à 40 grammes par litre d’eau.

Valériana, pour plante à grandes vertus.

Troëne commun

88104469_oFamille des Oléacées, T.
Ligustrum vulgare.

 Le trogne commun pousse dans les haies, les bois, les buissons, c’est un arbrisseau de 1 à 2 mètres de hauteur; ses feuilles sont petites et allongées, ses fleurs sont blanches et en bouquets ; ses fruits sont de petites baies noires à la maturité, et qui résistent tout l’hiver.

On en retire une couleur bleu-violet dont on se sert pour colorer les vins et faire de l’encre.

En médecine on l’emploie comme vulnéraire.

On le nomme vulgairement petit fusain gris, frésillon, truffetier.

Ligustrum, de ce que l’on se sert de ses tiges pour lier.

 

Trèfle d’eau

Menyanthes_trifoliata_L_ag1Famille des Menyanthacées, T.
Menyantes trifoliata.

Le nom de trèfle d’eau n’est qu’un nom vulgaire, le vrai nom de cette plante est menyhante trifolié (à trois feuilles). On le désigne aussi par les noms de trèfle des marais, trèfle des castors, trèfle aquatique, etc.

Comme l’indiquent ses noms vulgaires, c’est dans les eaux que l’on rencontre le menyanthe trifolié, surtout dans les marais, les fossés peu profonds, sur le bord des étangs et dans les eaux courantes peu profondes.

C’est une plante vivace et herbacée, à tiges trainantes, fines, assez résistantes; ses feuilles lisses et d’un vert tendre, sont divisées en trois parties comme celles du trèfle ; de là ses noms vulgaires. Ses fleurs sont blanches, petites et viennent en petites grappes.

En médecine, on doit toujours chercher à employer la plante fraîche ; dans le cas où on voudrait la dessécher, opération qui doit se faire à l’ombre, on la récolterait dans le mois de mai ou juin, époque de la floraison.

L’infusion de menyanthe comprend 15 à 30 grammes par litre d’eau.

Elle est tonique et fébrifuge, à doses plus élevées elle peut produire des vomissements et des selles abondantes, c’est-à-dire qu’elle devient vomitive et purgative. On l’emploie avec succès, dans la jaunisse, les règles, la goutte et les dartres, mais jamais quand il y a de l’inflammation.

On a prétendu qu’une tasse de trèfle d’eau, prise chaque jour pouvait prolonger la vie. Comme preuve à l’appui, on cite plusieurs personnes qui ont vécu près de cent ans et qui avaient suivi cette prescription.

Menyanthe, pour fleur du mois.